Lorsque le chef du gouvernement allemand et le président de la République française ont été confirmés dans leurs fonctions respectives en 2002, personne ne s'attendait à une relance crédible des relations franco-allemandes. Les défis européens à venir (accord sur le financement à moyen terme du budget agricole, sommet de Copenhague sur l'élargissement, convention européenne) ont cependant exercé une pression sur les deux gouvernements, pression qui s'est transformée en obligation de réussir pour que le 40e anniversaire du traité de l'Élysée puisse être célébré en 2003.Depuis, les relations franco-allemandes ont connu une nouvelle dynamique, au point d'être considérées par beaucoup comme "meilleures que jamais". Mais cette nouvelle dynamique semble paradoxalement s'accompagner d'un affaiblissement du paradigme de la coopération franco-allemande au niveau politique, si l'on analyse de plus près le comportement adopté lors de la crise irakienne, vis-à-vis du pacte de stabilité et de croissance et lors du sommet européen de Bruxelles.
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