Comme l’Institut français de Stuttgart a déménagé en janvier 2010 dans de nouveaux locaux au centre-ville, la journée franco-allemande s’est déroulée à Ludwigsburg, le 25 janvier. Cette manifestation, qui se tient traditionnellement à l’occasion de l’anniversaire du Traité de l’Elysée, a été organisée cette année conjointement par l’Institut Français et l’Institut Franco-Allemand.
Ce sont le Consul général de France du Bade-Wurtemberg, Christian Dumon, et le directeur adjoint du dfi, Henrik Uterwedde, qui ont accueilli les participants à cet événement, rassemblant des professeurs de français et des professeurs stagiaires. Jürgen Mertens, professeur à la « Pädagogische Hochschule » de Ludwigsburg, a présenté la Fédération Allemande des Professeurs de Français (VdF) dont il est vice-président, en incitant à y adhérer. Christa Weck, directrice de la rédaction française aux éditions Klett Verlag – qui ont aimablement assuré la diffusion de cette manifestation – a souhaité la bienvenue aux quelque soixante participants réunis.
Puis Martin Villinger, directeur de la Frankreich-Bibliothek du dfi, a présenté les services de la bibliothèque à destination des professeurs de français, comme par exemple la constitution de dossiers thématiques utiles à la préparation de cours, l’envoi de copies d’articles de presse sur des thématiques liées à la France, ou encore l’accueil de groupes d’élèves pour des recherches au sein de la bibliothèque.
Le dfi propose pour les enseignants des sections bilingues en Allemagne et en France d’une part la newsletter électronique « Quoi de neuf – Nouvelles du bilingue » (qhttp://www.schule-bw.de/unterricht/faecher/franz/ bil/newsletter/index.html), éditée conjointement avec la Fédération des Lycées à Section bilingue franco-allemande en Allemagne, et d’autre part des dossiers thématiques pouvant servir de matériel de cours, par exemple sur le thème « Pôles urbains et industriels en France et en Allemagne ». Le programme de cette journée s’est poursuivi avec l’intervention de Michel Boiron, directeur du CAVILAM (Centre d’Approches Vivantes des Langues et des Médias) à Vichy, un centre proposant des cours de langue française ; dans un exposé vivant, il a présenté sa conception d’un cours de français dans lequel les élèves apprennent la langue dans la bonne humeur. Bien souvent les apprenants, de quelque pays qu’ils soient, y compris en Belgique, pays bilingue, ne considèrent pas cette langue comme un moyen agréable de converser avec des francophones, mais plutôt comme une matière scolaire difficile voire ardue. Pour illustrer sa devise « Motiver à apprendre, apprendre à motiver », il a établi un rapprochement qui peut surprendre entre les mots « aimer » et « apprendre » : ils ne peuvent se conjuguer à l’impératif, puisqu’on ne peut forcer quelqu’un à aimer, pas plus qu’on ne peut le forcer à apprendre. C’est pourquoi la motivation devrait être à la source de tout apprentissage. Un cours de français dans lequel la langue serait vécue comme outil de communication immédiate, voilà ce qui permettrait de faire naître cette indispensable motivation.
